En référence à la terminologie du Thesaurus Linguae Graecae (TLG), qui a développé au début des années soixante-dix, avec les moyens de technique informatique d'alors, un concept similaire pour la saisie électronique de textes en grec ancien (sont comparables sur le plan conceptuel par exemple les systèmes de transcription SAMPA et X-SAMPA pour l'IPA ou la "Buckwalter transliteration" pour l'arabe), la transcription de systèmes d'écriture complexes à l'aide exclusif de caractères ASCII est appelée "Beta code" dans le cadre de VerbaAlpina.
Le graphique suivant illustre le procédé à l'aide d'un exemple de l'Atlante italo-svizzero (AIS):

Pour permettre la retranscription en caractères ASCII des transcriptions phonétiques selon Böhmer-Ascoli (correspond plus ou moins à Teuthonista ; une liste avec les codages exacts se trouve ici) utilisées dans les atlas, il faut tout d'abord distinguer les caractères de base et les diacritiques. Si un caractère de base est présent dans le code ASCII, ce caractère est représenté tel quel lors de la transmission (ce cas se retrouve dans l'exemple). Tous les diacritiques liés au caractère de base le suivent immédiatement après. Chaque diacritique est remplacé par un caractère ASCII dédié. L'attribution des diacritiques à des caractères ASCII est sans équivoque au sein de VerbaAlpina et des tableaux dédiés de la base de données VerbaAlpina consignent le processus. Autant que possible, le choix de l'attribution est guidé par le principe de la ressemblance optique. Ainsi dans l'exemple mentionné, le point sous le e dans le mot tega est rendu par un point d'interrogation: te?. Les diacritiques sont retranscrits en partant de leur position par rapport au caractère de base dans l'ordre suivant : de bas en haut et de gauche à droite, après le caractère de base. En raison du principe de la ressemblance optique, l'affectation des diacritiques se fait indépendamment de leur sémantique dans la source spécifique, c.-à-d. que même si une coche sous un caractère de base a un sens phonétique complètement différent dans une source que dans une autre, la coche sera rendue dans les deux cas par une parenthèse fermante. Les différences sémantiques sont documentées dans des tableaux de transcription spécifiques à chaque source: ceux-ci règlent la conversion du beta code à la transcription d'output selon API, c.-à-d. que le même beta codage peut conduire à des codages API entièrement différents suivant la source.
Le procédé décrit a un certain nombre d'avantages:
- la saisie des données peut être faite sur des claviers standard traditionnels, à une vitesse relativement grande, et elle est complètement indépendante du système d'exploitation;
- les transcripteurs n'ont pas besoin de connaissance des systèmes de transcription phonétique;
- n'importe quel caractère ou diacritique peut être saisi, qu'ils soit codés dans Unicode ou pas;
- la saisie des données électronique se fait sans perte d'information.
Le beta code peut être converti en presque tout autre système de transcription par des routines de remplacement. Dans le cadre de telles conversions, des pertes d'information peuvent éventuellement se produire; dû au caractère même des systèmes de transcription. Ainsi, la transcription phonétique selon Böhmer-Ascoli fait une distinction des différents degrés d'ouverture d'une manière très détaillée, qui n'est pas prévue dans le système API.