Concernant le contact linguistique – le contact des variétés linguistiques en fait aussi partie – on doit différencier deux modèles radicalement différents: ou bien il s'agit d'intégrats stables, indépendants du locuteur ('emprunts') – sur le niveau du système linguistique – ou bien il s'agit de phénomènes individuels – au niveau du locuteur. Ces derniers, d'autre part, peuvent correspondre à des emplois habituels ou alors complètement occasionnels, dits switchings. Cette réserve doit toujours être faite, même quand on interprète des matériaux issus d'atlas anciens et dès qu'un informateur exprime une forme proche du standard ou, dans les régions bilingues, une forme de la seconde langue. La différence, théoriquement fondamentale, est plus ou moins probable face aux données linguistiques, pourtant, elle n'est en fait jamais évidente. Seulement l'accroissement des informateurs, ce qui devient tout à fait réaliste grâce aux médias sociaux, promet des informations fiables dans ce domaine.