La publication directe des résultats, indépendamment de maisons d'édition, fait partie intégrante du projet VerbaAlpina. Car tout ce qui est appelé publication ne sert pas à la PUBLICATION. Ainsi, le média papier traditionnel provoque maintenant le contraire de ce à quoi il était destiné : il retire des informations au public, informations qui devraient lui être le plus largement offertes vis-à-vis de la subvention de la recherche par des moyens publics et qui pourraient être fournies très facilement en utilisant les nouveaux médias. Les tirages papier de 200 ou 300 exemplaires, usuels en science, ne parviennent pas à atteindre le public, seulement une sphère privée exclusive. Vu la disponibilité des technologies de l'information, il n'y a aucune raison concluante de préférer l'impression comme moyen de diffusion du savoir ou de la considérer comme la seule possible. La question qui se pose – bien au contraire – est pourquoi les scientifiques devraient soutenir des institutions et des médias qui restreignent systématiquement la diffusion de leurs résultats de recherche.
Dans certaines sciences (à notre connaissance cela s'applique notamment à l'informatique), on peut même observer une tendance ces dernières années qui conduit à l'absurde vis-à-vis des possibilités techniques crées par les nouveaux médias: alors qu'il serait un jeu d'enfant à présent d'offrir un accès facile à des informations et des textes dans le monde entier, c'est exactement le contraire qui arrive en accordant l'accès seulement contre paiement. C'est même une régression par rapport à la publication traditionnelle sur papier que nous avons critiquée ci-dessus. Nous tenons donc à souligner nos mises en garde appuyées quant à de tels développements qui s'observent déjà dans les sciences humaines.
Mais aussi, le concept de publication a subi des changements substantiels (voir Krefeld 2019c, chapitre 3 3). Dans un sens large, cela englobe :
